Microfilms, microfiches et cartes à fenêtres.
Les microformes ont protégé vos fonds pendant des décennies : leur numérisation les rend enfin consultables en ligne, sans lecteur ni manipulation des bobines.
Le document d’origine, pas seulement le film.
Bobines 16 et 35 mm, microfiches et cartes à fenêtre sont numérisées à haut débit, avec détection automatique des vues et contrôle du cadrage, de la netteté et de la densité. Les défauts du film ne sont pas reproduits : ils sont compensés, pour restituer au mieux le document qui a été microfilmé.
Les fichiers peuvent ensuite passer en reconnaissance de texte et être indexés, pour retrouver une page parmi des milliers en quelques secondes.
Ce que nous traitons
- Microfilms 16 mm : Bobines et cartouches, positifs ou négatifs.
- Microfilms 35 mm : Bobines perforées ou non, galettes de plus de 300 m.
- Microfiches : Fiches, jackets et COM, argentiques ou diazoïques.
- Cartes à fenêtre : Plans et dessins techniques en 35 mm.
- Films anciens ou dégradés : Rayures, soudures fragiles, vues voilées ou inversées.
Fiche technique
- Résolution : 200 à 400 dpi équivalent document
- Réductions : De 7,5 à 50 en 16 mm, de 7,5 à 36 en 35 mm
- Équipement : Scanners Wicks & Wilson FS 8850 et FS 300
- Capture : Capteur 12 bits, niveaux de gris, bitonal ou couleur
- Traitements : Détection des vues, recadrage, redressement, scission
- Cadence : Production à haut débit, par lots tracés
- Fichiers livrés : TIFF, JPEG, PDF multipage, PDF/A
- Options : OCR et ALTO, indexation, métadonnées
Du film à l’image, quatre étapes maîtrisées.
Deux filières, deux scanners : les rouleaux et les fiches ne se chargent ni ne se règlent de la même façon, mais partagent la même rigueur de bout en bout.
Rouleaux 16 et 35 mm — Scanner Wicks & Wilson FS 8850
- Chargement : Le film est guidé sur les rouleaux et son extrémité fixée sur le bobineau récepteur ; le chargement progressif limite la tension exercée.
- Prévisualisation : Les premières vues servent à régler luminosité, contraste et cadrage ; un scan de test valide l’exposition et la netteté.
- Défilement : Vitesse réduite sur les films soudés, détection automatique des vues, surveillance du défilement par l’opérateur.
- Reprise : Le mode « Virtual » permet de retravailler le film après numérisation : un seul passage dans la machine, marges et cadres ajustables.
Microfiches et cartes à fenêtre — Scanner Wicks & Wilson FS 300
- Positionnement : La fiche est posée sur le plateau prévu à cet effet ; l’alignement du support est contrôlé pour éviter toute inclinaison.
- Détection des vues : Cadrage interne ou externe, bordures et formats fixes ou variables : chaque vue de la fiche est isolée automatiquement.
- Rotation : Chaque vue peut être pivotée à la numérisation pour retrouver son sens de lecture.
- Reprise ciblée : Un seul cadre peut être renumérisé, sans reprendre toute la fiche.
Dans les deux cas
- Inspection : Déchirures, rayures, moisissures, soudures fragiles : chaque microforme est examinée, soufflée et passée sur table lumineuse, avec des gants antistatiques.
- Calibration et test : Lampe, équilibrage et égalisation réglés avant chaque série, configuration enregistrée par support, test sur un échantillon que vous validez.
- Contrôle indépendant : Images redressées, recadrées et nettoyées des poussières et rayures mineures ; toute anomalie donne lieu à une reprise gratuite avant livraison.
La sécurité des originaux, avant tout.
Vos bobines ne quittent jamais nos mains.
Les microformes sont transportées par nos équipes, dans des caisses hermétiques et capitonnées, sous la surveillance permanente de deux collaborateurs et sous assurance « clou à clou ».
À l’atelier, elles restent dans leurs boîtes d’origine, rangées à plat dans des salles aveugles à température et hygrométrie contrôlées, accessibles par badge aux seuls personnels habilités.
Les cas difficiles font partie du métier.
Films rayés, voilés ou mal développés, soudures fragiles, vues inversées : chaque anomalie est repérée avant la numérisation et, lorsque c’est possible, compensée à la capture ou en post-production.
En cas de rupture d’une soudure, nous ne ressoudons le film qu’après votre accord. Les vues qui n’ont pu être numérisées sont signalées dans le rapport de production.
Des fichiers prêts à l’usage.
L’image n’est qu’une étape. Nous livrons des fichiers prêts à être consultés, interrogés et archivés.
- OCR et ALTO : Reconnaissance de texte et fichiers ALTO pour la recherche plein texte.
- Indexation : Fichier d’indexation complété, recherche par cote, date ou nom.
- Consultation et archivage : Masters TIFF pour la conservation, JPEG ou PDF pour la consultation.
- Livraison sécurisée : Disques chiffrés, contrôle d’intégrité de chaque fichier, rapport de copie.
Ministères, collectivités et universités nous confient leurs microformes.
- Ministère des Armées – Service historique de la Défense : Numérisation de phototypes transparents, dont des microfilms.
- Ville de Marseille : Numérisation de microfiches et de microfilms, traitement OCR.
- Université Paris Nanterre : Numérisation de microfilms et création d’une base de données.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la numérisation de microfilms et de microfiches, et pourquoi l’entreprendre ?
Les microformes sont des reproductions miniaturisées de documents (registres, presse, plans) sur film ou sur fiche, lisibles seulement avec un lecteur dédié. Les numériser les rend consultables en ligne, sans lecteur ni manipulation des bobines, protège des films qui se dégradent et permet la recherche plein texte.
Comment numériser des microfilms anciens, rayés ou fragiles sans les abîmer ?
Chaque film est inspecté avant la prise de vue (rayures, moisissures, soudures fragiles) et manipulé avec des gants antistatiques, après soufflage et passage sur table lumineuse. Nos scanners chargent le film progressivement, sans tension, à vitesse réduite sur les films soudés ; rouleaux et vitres sont nettoyés trois fois par jour.
Comment obtenir une image lisible à partir d’un microfilm de qualité inégale ?
Les scanners de microformes sont calibrés avant chaque série (lampe, équilibrage, égalisation) et chaque type de support a sa configuration. Luminosité, contraste et seuil sont ajustés pour restituer le document d’origine et non les défauts du film, puis l’image est redressée, recadrée et nettoyée des poussières et rayures mineures.
Quelle résolution, quels formats de fichiers, et peut-on faire de l’OCR ?
Nous travaillons généralement entre 200 et 400 dpi équivalent document, en niveaux de gris, bitonal ou couleur selon le contenu. Les fichiers sont livrés en TIFF, JPEG, PDF multipage ou PDF/A, avec métadonnées. L’OCR et l’ALTO sont possibles sur les images de qualité suffisante, pour rendre les fonds interrogeables.
Comment se déroule un projet de numérisation de microfilms, et comment en estimer le coût ?
Nous inspectons le fonds, testons un échantillon que vous validez, puis numérisons avec contrôle indépendant et reprise gratuite des anomalies. Les microformes vous sont restituées reconditionnées et les fichiers livrés selon vos règles de nommage. Le coût dépend du nombre de vues, du format et de l’état des films : décrivez votre fonds dans notre outil de devis.