Phototypes opaques et transparents.

Plaques de verre, négatifs souples, diapositives, ektachromes ou tirages photographiques : chaque phototype est numérisé avec la lumière et la résolution qui révèlent toute son information.

La bonne lumière, pour chaque support.

Les supports transparents sont numérisés en transmission, à des résolutions allant jusqu’à 4 800 dpi : le grain, les détails dans les ombres et les hautes lumières sont conservés, et les négatifs sont restitués en positif.

Les tirages et albums, opaques, sont reproduits en réflexion sur des bancs photographiques à éclairage double symétrique, qui évitent reflets et ombres portées. Chaque phototype est manipulé avec des gants, dans une salle dédiée aux fonds photographiques.

Ce que nous traitons

  • Plaques de verre : Négatifs et positifs, tous formats jusqu’au 24 × 30, manipulés avec gants et intercalaires dédiés.
  • Négatifs : Rouleaux, bandes et plans-films, noir et blanc ou couleur.
  • Diapositives et ektachromes : 24 × 36, 6 × 6 et formats moyens, montés sous cache.
  • Tirages et albums : Photographies papier, planches contact, albums reliés.
  • Cartes postales : Recto, verso en option, séries nommées à l’identique.
  • Films anciens : Supports nitrate et acétate, manipulés avec une vigilance particulière.

Fiche technique

  • Résolution : Jusqu’à 4 800 dpi selon le format
  • Lumière : Transmission ou réflexion selon le support
  • Équipement : Studios Phase One IQ4, Slidesnap Pro + Fujifilm GFX100 II
  • Capture : RAW 14 ou 16 bits, traitements automatiques désactivés
  • Couleur : Mires IT-8 opaques et transparentes, profils ICC
  • Éclairage : LED à IRC ≥ 95, lumière du jour 5 000 à 5 600 K
  • Fichiers livrés : TIFF, JPEG 2000, JPEG, master et diffusion
  • Référentiels : FADGI 4 étoiles et Metamorfoze

01 · Préparation — Un fonds propre, avant toute prise de vue.

Les phototypes sont traités dans une salle réservée aux fonds photographiques, isolée des autres ateliers, aveugle et dotée de sa propre ventilation. Chaque document est contrôlé à la loupe et sur table lumineuse avant d’être numérisé.

Si nécessaire, il est dépoussiéré à sec, avec des brosses douces, des pinceaux antistatiques et une poire soufflette, sans aucun produit chimique. Les diapositives sont traitées sans démontage du cache ; les plaques de verre sont séparées par un papier Photosafe et, si besoin, nettoyées côté verre uniquement.

02 · Prise de vue — Toute l’information du support, rien de plus.

Les captures sont réalisées en RAW 14 ou 16 bits, à la sensibilité la plus basse, en mode manuel et en connexion directe avec le poste de contrôle. La mise au point est faite à la main, sur le grain du film.

Les plaques sont posées émulsion vers le capteur, sur un support rétroéclairé pour les négatifs ou sur fond neutre pour les positifs. Une charte colorimétrique est photographiée à chaque nouvelle série, et l’histogramme est vérifié à chaque vue pour éviter toute surexposition.

03 · Traitement et restitution — Une image fidèle, un original intact.

En post-production, l’opérateur ajuste l’exposition et la balance des blancs à partir de la charte, inverse les négatifs, supprime les poussières visibles et recadre l’image. Les densités sont comparées à l’original : les corrections restent légères et n’altèrent jamais l’intégrité du phototype.

Une équipe indépendante contrôle ensuite chaque lot sur écrans calibrés. Les phototypes sont reclassés à leur place exacte, dans leur conditionnement d’origine, et un accusé de réception atteste leur bonne restitution.

La sécurité des originaux, avant tout.

Des conditions pensées pour la photographie.

Les phototypes sont stockés à plat, dans leurs conditionnements d’origine, dans des locaux maintenus entre 15 et 17 °C et entre 30 et 40 % d’humidité relative, des valeurs propres aux supports photographiques.

Ils sont pris en charge par nos équipes, transportés dans des caisses adaptées, et font l’objet d’un accusé de réception à l’arrivée comme au retour.

Les cas difficiles font partie du métier.

Plaques fêlées ou cassées, émulsions soulevées, films voilés, couleurs virées : chaque phototype dégradé est examiné avant toute prise de vue, et l’opérateur adapte le support sans jamais forcer.

Lorsqu’un dépoussiérage paraît délicat ou qu’un document présente un risque, nous vous contactons et attendons vos consignes avant d’intervenir.

Des fichiers prêts à l’usage.

L’image n’est qu’une étape. Nous livrons des fichiers prêts à rejoindre votre photothèque, votre base de données ou votre portail de diffusion.

  • Métadonnées : Techniques et descriptives (EXIF, IPTC), nommage selon vos cotes et vos règles.
  • Master et diffusion : Un fichier de conservation et une image de diffusion, inversée en positif.
  • Indexation : Saisie des légendes et des annotations portées sur les pochettes ou les caches.
  • Reclassement : Phototypes replacés à leur place exacte, avec accusé de réception.

Ministères, collectivités, services d’archives et musées nous confient leurs fonds photographiques.

  • Ministère des Armées – Service historique de la Défense : Films négatifs, microfilms et plaques de verre ; phototypes opaques et iconographie.
  • Ville de Lille : Documents iconographiques et photographiques, opaques et transparents.
  • Ville de Marseille : Documents photographiques sur tous supports et de tous formats.
  • Archives municipales de Saint-Brieuc : Numérisation patrimoniale de négatifs noir et blanc.
  • Institut océanographique – Fondation Albert Ier : Numérisation de phototypes transparents.
  • Archives départementales de l’Eure : Numérisation et indexation de tirages photographiques.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la numérisation de phototypes, et quels supports concerne-t-elle ?

Le terme de phototype désigne tout support photographique portant une image : plaques de verre, négatifs et positifs sur film souple, diapositives, ektachromes, plans-films, mais aussi tirages sur papier, planches contact, cartes postales photographiques et albums. La numérisation de phototypes consiste à produire, à partir de ces originaux, une image numérique qui restitue fidèlement toute l’information qu’ils contiennent : le détail de l’image, sa gamme de tons, ses couleurs et, pour les supports anciens, les traces de leur histoire matérielle.

On distingue deux grandes familles. Les phototypes transparents (plaques de verre, négatifs, diapositives) se lisent par transparence : ils sont numérisés en transmission, c’est-à-dire éclairés par l’arrière, à travers le support. Les phototypes opaques (tirages, albums, cartes postales) se lisent par réflexion : ils sont éclairés par le dessus, sous une lumière maîtrisée qui évite reflets et ombres portées. Chacune de ces familles appelle un matériel, des réglages et des gestes spécifiques.

Les fonds photographiques comptent parmi les plus fragiles des collections patrimoniales. Les émulsions se rayent, les supports en nitrate ou en acétate de cellulose se dégradent, les plaques de verre se fêlent, les couleurs des diapositives et des ektachromes virent avec le temps. Pour un service d’archives, une bibliothèque, un musée ou une collectivité, la numérisation de phototypes répond donc d’abord à un enjeu de sauvegarde : une fois numérisés, les originaux peuvent être conservés dans de bonnes conditions et ne sont plus manipulés à chaque consultation.

Elle répond aussi à un enjeu de diffusion. De nombreux fonds restent invisibles faute de pouvoir être consultés sans risque : négatifs jamais tirés, plaques de verre rangées dans leurs boîtes d’origine, diapositives d’inventaire. Numérisés, inversés en positif et accompagnés de leurs métadonnées, ils peuvent alimenter une photothèque en ligne, une exposition, une publication ou un travail de recherche.

Enfin, la numérisation de phototypes est souvent l’occasion de mieux connaître un fonds : récolement, identification des formats et des polarités, repérage des documents dégradés. Ce travail préalable, mené avec vous, conditionne la qualité de toute la campagne.

Comment numériser des plaques de verre sans les abîmer ?

Les plaques de verre sont parmi les phototypes les plus exigeants : lourdes, cassantes, souvent fêlées ou ébréchées, elles portent une émulsion fragile qui peut se décoller ou se rayer au moindre frottement. Leur numérisation repose sur une organisation et des gestes précis.

Les plaques sont traitées dans une salle réservée aux fonds photographiques, isolée des autres ateliers, aveugle et dotée de sa propre ventilation, afin d’éviter toute contamination par la poussière des registres ou des liasses. Elles sont manipulées avec des gants en nitrile, toujours par les bords, et séparées les unes des autres par une feuille de papier Photosafe en coton, pour éviter qu’elles ne se rayent entre elles.

Avant la prise de vue, chaque plaque fait l’objet d’un contrôle visuel à la loupe et sur table lumineuse. Si nécessaire, elle est dépoussiérée à sec, à l’aide de brosses douces, de pinceaux antistatiques et d’une poire soufflette. Un nettoyage humide léger peut être réalisé, uniquement côté verre et jamais côté émulsion, avec un coton non pelucheux à peine imprégné d’eau déminéralisée, suivi d’un séchage à l’air libre sur un support incliné. Aucun solvant ni produit chimique n’est appliqué sur l’émulsion.

La prise de vue est réalisée sur un studio Phase One IQ4 équipé d’un objectif macro. La plaque est posée émulsion vers le capteur, sur un support transparent rétroéclairé pour un négatif, ou sur fond neutre pour un positif. L’éclairage est uniforme, la mise au point se fait manuellement et l’exposition est contrôlée sur l’histogramme. Une charte colorimétrique est photographiée avant chaque nouvelle série de plaques.

Lorsqu’une plaque est cassée, fêlée ou présente une émulsion soulevée, l’opérateur ne force rien : il adapte le support, numérise si cela peut se faire sans risque et signale systématiquement l’état du document. En cas de doute, la numérisation est suspendue et vous êtes consulté avant toute intervention. Après numérisation, les plaques retrouvent leur conditionnement d’origine, dans le même ordre, avec les éventuels papiers annotés qui les accompagnaient.

Quelle résolution et quels formats pour la numérisation de phototypes ?

La résolution d’une numérisation de phototypes se définit en fonction de la taille de l’original et de l’usage attendu des fichiers. Plus le support est petit, plus la résolution doit être élevée pour obtenir une image exploitable : un négatif 24 × 36 ou une diapositive se numérise couramment entre 2 400 et 3 600 dpi, tandis qu’une plaque de verre ou un tirage de format moyen offrent une surface plus importante et se numérisent entre 600 et 2 400 dpi. Pour de très petits tirages, nous pouvons monter jusqu’à 4 800 dpi.

Pour les tirages et les cartes postales, numérisés en réflexion, une résolution d’environ 750 dpi restitue finement le grain du papier et les détails de l’image, tout en gardant des fichiers d’un poids raisonnable. Les tirages brillants font l’objet d’un contrôle particulier des reflets, et les planches contact sont numérisées en pleine page.

La profondeur d’analyse compte autant que la résolution. Nous capturons en RAW 14 ou 16 bits, ce qui conserve toute la richesse de l’histogramme et permet de corriger un virage, une dominante ou une sous-exposition sans dégrader l’image. Les fichiers peuvent ensuite être livrés en 16 bits par couche (48 bits en couleur, 16 bits en niveaux de gris) pour la conservation, ou en 8 bits par couche pour la diffusion, après un choix précis de la plage tonale à conserver.

Côté formats, le TIFF non compressé reste la référence pour la conservation à long terme ; le JPEG 2000 offre un bon compromis entre qualité et poids ; le JPEG sert à la mise en ligne et à la consultation. Il est fréquent de livrer deux jeux à partir d’une même capture : un master de conservation et une image de diffusion, déjà inversée en positif pour les négatifs.

La fidélité des couleurs est garantie par l’étalonnage des postes sur des mires IT-8 spécifiques aux documents opaques et transparents, dont nous possédons les fichiers de valeurs de référence, et par des profils ICC adaptés à chaque éclairage. Nos studios de reproduction s’appuient sur les directives FADGI (niveau 4 étoiles) et Metamorfoze, deux référentiels internationaux de la numérisation patrimoniale.

Ces paramètres ne sont jamais figés à l’avance : ils sont proposés à partir de l’analyse de votre fonds, puis validés sur un échantillon de test représentatif de chaque typologie (formats, polarités, états de conservation) avant le lancement de la production.

Comment les négatifs sont-ils inversés en positifs, et les couleurs restituées fidèlement ?

Un négatif ne se lit pas directement : ses valeurs sont inversées et, en couleur, il porte un masque orangé qui fausse toute lecture brute. La conversion en positif est donc une étape décisive de la numérisation de phototypes, qui demande à la fois des outils adaptés et un œil exercé.

Nous capturons le négatif tel qu’il est, en RAW 16 bits, sous un rétroéclairage diffus et homogène, avec une balance des blancs personnalisée et tous les traitements automatiques de l’appareil désactivés (accentuation, réduction du bruit, corrections optiques). Ce fichier brut constitue la référence : il contient toute l’information du film, sans interprétation.

L’inversion est ensuite réalisée dans Capture One Cultural Heritage, un logiciel conçu pour la reproduction patrimoniale, qui dispose d’outils dédiés à la conversion des supports transparents noir et blanc et couleur. L’opérateur inverse la courbe des tons, neutralise le masque, ajuste les niveaux de chaque couche pour obtenir un rendu naturel, puis vérifie les densités en les comparant au document original.

Pour les diapositives et les ektachromes, qui sont déjà des positifs, l’enjeu est différent : les couleurs ont souvent viré avec le temps, vers le magenta, le cyan ou le jaune. Nous ne corrigeons ces dominantes que si vous le souhaitez, et toujours à partir de l’histogramme 16 bits, plus riche, pour ne pas créer de ruptures de tons. Par défaut, la numérisation restitue le document dans son état actuel, ce qui est la règle pour un fichier de conservation.

Dans tous les cas, les corrections restent légères : exposition, balance des blancs à partir de la charte photographiée, contraste et clarté pour révéler les détails, suppression des poussières visibles, recadrage. Elles ne doivent jamais altérer l’intégrité du phototype : une rayure, une lacune de l’émulsion ou une retouche ancienne font partie de l’histoire du document et restent visibles. Lorsque c’est utile, nous livrons à la fois le fichier brut et le fichier traité, pour que chaque usage dispose de l’image qui lui convient.

La cohérence d’une campagne entière est assurée par la capture périodique d’une charte colorimétrique et d’une charte de gris, qui permettent de vérifier qu’aucune dérive n’apparaît d’un jour à l’autre ou d’un poste à l’autre.

Comment se déroule un projet de numérisation de phototypes, et comment en estimer le coût ?

Un projet de numérisation de phototypes commence toujours par une analyse du fonds : nombre de phototypes, formats, polarités, présence de plaques de verre ou de films anciens, état de conservation, conditionnement. Dans de nombreux fonds, ces caractéristiques ne sont connues qu’en partie ; nous les précisons avec vous, si besoin à partir d’un sondage dans les boîtes ou les tiroirs.

Vient ensuite le banc d’essai : nous numérisons un échantillon couvrant chaque typologie du fonds, dans les conditions réelles de production (résolution, profondeur, inversion, nommage, métadonnées), et vous le soumettons. La production ne démarre qu’après votre validation.

Les phototypes sont pris en charge par nos équipes, transportés dans des caisses adaptées et stockés dans des locaux dont la température (15 à 17 °C) et l’humidité relative (30 à 40 %) sont réglées spécifiquement pour les supports photographiques. Ils sont rangés à plat, dans leurs conditionnements d’origine, et traités dans une salle dédiée, à l’écart des autres ateliers. Un accusé de réception est établi à l’arrivée, puis un second au retour, attestant la bonne restitution des originaux et leur reclassement à leur place exacte.

Après la prise de vue, chaque lot est contrôlé par une équipe indépendante de la production : exhaustivité, cadrage, netteté, densités, inversion, nommage et métadonnées. Toute image non conforme est reprise gratuitement. Les fichiers sont livrés dans les formats convenus et restent sauvegardés sur nos serveurs jusqu’à votre validation définitive. Tout au long du projet, un interlocuteur unique suit votre dossier et vous transmet les rapports de production.

Le coût dépend principalement du nombre de vues, de la typologie des supports et de leur état. Des diapositives montées sous cache peuvent être numérisées en série, jusqu’à 1 800 par heure sur notre dispositif dédié ; une plaque de verre fêlée ou un album aux tirages contrecollés demandent au contraire une manipulation unitaire et beaucoup plus de temps. Les prestations complémentaires (dépoussiérage, nettoyage des plaques, inversion et correction des couleurs, double jeu de fichiers, indexation, reconditionnement) sont chiffrées séparément.

Pour obtenir une estimation, décrivez-nous votre fonds dans notre outil de devis en ligne : un chargé de projet reviendra vers vous pour affiner le chiffrage, si besoin après examen d’un échantillon. Nous répondons également aux consultations et marchés publics des services d’archives, bibliothèques, musées et collectivités.

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